Porte d’entrée de l’Ouzbékistan, Tachkent surprend ceux qui n’y voient qu’une capitale de transit. Entre médersas historiques, bazars animés, grands boulevards et stations de métro monumentales, la plus grande ville d’Asie centrale offre une lecture passionnante de l’histoire ouzbèke, à la croisée des influences persanes, turques, russes et musulmanes.
À Tachkent, les caravanes de la Route de la Soie ont laissé place aux grandes avenues, mais l’esprit du voyage demeure. Et les coupoles turquoise et marchés parfumés racontent plus de deux mille ans d’échanges entre Orient et Occident.
Tachkent, ancienne oasis de la Route de la Soie
Depuis l’Antiquité, Tachkent occupe une position stratégique sur les routes commerciales reliant la Chine, la Perse et la Méditerranée. Le cœur historique conserve les plus beaux témoignages de cet héritage, notamment l’ensemble Hast-i-Imam, centre spirituel majeur de la capitale. À Tachkent, les visiteurs découvrent également le vieux quartier de Tchorsou et son immense bazar couvert, où se mêlent épices, fruits secs, artisanat et scènes de vie quotidiennes.
Entre héritage oriental et modernité post-soviétique
Au fil d’une promenade, le voyageur passe d’un marché traditionnel à une avenue contemporaine, d’une médersa séculaire à un quartier animé : après le séisme dévastateur de 1966, la ville a été largement reconstruite, donnant naissance à une métropole ponctuée de boulevards, de places monumentales et d’espaces verts. Une architecture du XXe siècle qui dialogue avec les monuments historiques et les quartiers traditionnels.