Ruelles pavées, lanternes rouges, cours closes, façades de bois patiné, perspectives rigoureuses… À l’abri de ses murailles intactes, Pingyao raconte l’âge d’or de la Chine des marchands, élégante et prospère. Pas de verticalité moderne ni de frénésie contemporaine pour le joyau du Shanxi, mais une mise en scène du quotidien qui révèle encore les codes héritées des dynasties Ming et Qing.
Pingyao semble sortie d’un plan de cinéma. Un décor entre harmonie et rigueur qui rappelle l’esthétique du film "Épouses et concubines", tourné à quelques kilomètres de là.
Pingyao, trésor classé de la Chine impériale
Dans les ruelles de Pingyao s’écrivait autrefois le développement économique de la Chine. C’est ici qu’est née au XIX e siècle la première banque moderne du pays, la Rishengchang, pionnière d’un système de lettres de crédit qui révolutionna les échanges commerciaux à l’échelle de l’empire.Reflet des valeurs confucéennes et du statut des grandes familles marchandes, l’architecture des demeures traditionnelles, organisées autour de cours carrées, témoigne de cette prospérité passée. Temples et bâtiments administratifs complètent un ensemble exceptionnel, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
L’éternité sous les remparts
Les anciennes banques et résidences abritent aujourd’hui musées et galeries où l’on découvre calligraphies, peintures, objets anciens et arts populaires du Shanxi. Parmi les incontournables : les remparts, que l’on parcourt à pied, le temple de Confucius, le temple de Shuanglinsi, le yamen (tribunal administratif) ou encore les grandes résidences marchandes comme celles du clan Wang, labyrinthes d’histoire et de pouvoir.Aux alentours, dans les plaines du Shanxi, nos circxuits accompagnés et voyages sur mesure prolongent l’expérience dans une Chine rurale ponctuée de temples anciens et de villages traditionnels.







