Sur la rive occidentale du Nil, entre Louxor et Assouan, Edfou est l’un des grands sanctuaires de la mémoire égyptienne. Ancienne capitale provinciale de la Haute-Égypte, la cité doit sa renommée au temple d’Horus, aux proportions gigantesques et parfaites. Une escale majeure d’une croisière sur le Nil.
À Edfou, les pierres racontent les combats des dieux, les cérémonies sacrées et les fondements de l’une des plus brillantes civilisations de l’histoire.
Edfou, un trésor intact
Même après deux millénaires et des siècles enseveli sous le sable (il fut dégagé par l'archéologue français Mariette à partir de 1859), le temple d'Edfou est quasiment intact : c'est l'un des monuments les mieux conservés de toute l'Antiquité. Édifié à l’époque ptolémaïque à partir de 237 av. J.-C. et achevé près de deux siècles plus tard, il représente l’aboutissement de l’architecture religieuse pharaonique.Entre histoire, mythe et éternité
En franchissant son immense pylône, puis les cours, salles hypostyles et chapelles intérieures, on découvre la cité d’Horus, le dieu-faucon, protecteur de la royauté et incarnation de l’ordre cosmique. Selon la mythologie égyptienne, c’est ici que se serait déroulé le combat légendaire opposant Horus à Seth, l’assassin de son père Osiris. Cette lutte fondatrice, symbole de la victoire de l’ordre sur le chaos, est minutieusement relatée sur les murs du temple.Les bas-reliefs évoquent aussi les processions solennelles, les rituels accomplis par les prêtres et les rencontres symboliques entre Horus et Hathor, son épouse divine venue du temple de Dendérah. Une véritable encyclopédie de la pensée religieuse égyptienne.











