Les coups de cœur de nos experts
Sur les terres parfumées d’épices de l’Inde du Sud, la magie opère toujours, des temples de dentelle et palais baroques du Tamil Nadu aux plages dorées de Goa, en passant par les backwaters du Kerala, les anciennes capitales du Karnataka… Nos adresses préférées, un conseil lecture, une initiative saluée : suivez les conseils avisés de nos experts chevronnés, amoureux du pays, curieux de sa culture et de ses habitants, pour façonner le voyage en Inde du Sud qui vous ressemble. Entre culture, loisir et rencontre, tous les ingrédients au cœur de nos voyages.
Entre riantes rizières, plages infinies frangées de cocotiers et trésors dravidiens, un voyage en Inde du Sud est un voyage intérieur, intime et enivrant.1- Notre endroit préféré pour se cultiver... KALAMANDALAM, CHERUTHURUTHY
Au nord de Cochin se trouve l’une des plus fabuleuses écoles de danse d’Inde du Sud, Kalamandalam. Fondée en 1930 par un grand poète de langue malayalam, pour réhabiliter le kathakali, une spectaculaire forme de théâtre dansé et masqué, elle dispense aujourd’hui ses enseignements rigoureux à des étudiants venus du monde entier. Pour le visiteur occasionnel, c’est une débauche de sons, de mouvements gracieux et de couleurs éclatantes, sous ces grandes toitures de tuiles déployées en pagode si chères aux Keralais. On y vient le temps d’une journée de cours, pour goûter à l’immense richesse des arts vivants de ce petit État, un inestimable trésor matériel, heureusement encore si vivant.
De retour en France, vous rêvez d’impressionner vos amis en sortant des fourneaux naans ou chapatis frais, curry de poisson au kokum ou daal épicé ? Les curieux comme les gourmands apprécieront le dynamisme des enseignements de Rita, devenue une institution à Dabolim, Goa. Promenades culinaires dans cet État où la gastronomie est influencée par la présence portugaise de jadis, cours de cuisine de quelques heures ou quelques jours, visite de plantations d’épices, sans oublier l’indispensable passage par les marchés et épiciers à la recherche d’ingrédients essentiels, voilà une magnifique adresse où parfaire ses talents !
À la ville, Kumaresan rencontre la pétillante Saroja et en tombe amoureux. Las, Saroja appartient à une autre caste. Kumaresan brave l’interdit, épouse sa bien-aimée et regagne avec elle le village et l’hostilité mortifère d’une communauté figée dans des traditions insensées. Le Bûcher décrit la cruelle dichotomie entre urbanité et ruralité, reflet de cet autre abîme, entre amour fou et haine dévorante. On y vit au rythme lent de ces campagnes souvent délaissées par la littérature, grâce à la voix singulière de Murugan, l’un des grands écrivains contemporains de langue tamoule, à qui ses écrits engagés valent la réprobation des nationalistes hindous.
L'eau ruisselle non loin, une fraîcheur bienvenue. Le jardin s'étire au-devant de la bâtisse blanche, déroule son tapis d'herbe grasse ponctué de bouquets d'arbres. Là, une discrète piscine. Plus loin, le potager (bio). À l'abri des murs épais, les pièces sont vastes, inondées de lumière, prolongées par balcons ou terrasses. Carreaux de terre cuite, boiseries, cotonnades claires : le ton est donné, c'est simple et beau. On distille ici une cuisine locale et délicieuse, des cours de yoga et cette sérénité qui régénère. Balades à pied ou à vélo à travers les villages, visites d'ateliers, observation des oiseaux : n'est-on pas au paradis ?
5- L'Initiative que nous saluons... KISHKINDA TRUST, HAMPIInstallé aux abords de l'ancienne cité royale de Hampi, le Kishkinda Trust aide depuis 25 ans les femmes des environs à atteindre l’autonomie financière à travers différents projets : la valorisation du patrimoine et la rénovation d’habitats traditionnels, le développement d’activités propres au tourisme rural, la production d’un artisanat de qualité, l’entretien des sites et la mise en place d’une action de tri et de recyclage, un apprentissage de la danse et de la musique destiné aux enfants. Un travail de fond qui rayonne sur l’un des plus splendides sites d’Inde du Sud, classé à l’Unesco.
Vert émeraude des plantations de thé piqueté des silhouettes multicolores de cueilleuses en sari. Vert tendre et fragile des oasis le long des rivières qui parcourent les plateaux de rocaille dorée de Hampi. Vert tendre et pailleté des rizières du Tamil Nadu, baignées de lumière et d'eau argentée. Vert sombre, ces forêts primaires profondes enveloppées par les brumes des Ghâts occidentaux, et vert riant, les cocotiers qui se reflètent dans les canaux des backwaters du Kerala. Vertes enfin, de ce vert devenu synonyme pour nous d'espoir et de durabilité, toutes ces initiatives responsables qui fleurissent, de Madras à Bangalore, de Madurai à Goa, pour que voyage rime avec partage.
7- L’avis de Christine, spécialiste de l’Inde« Nous sommes venus en famille passer une année sabbatique à Pondichéry. Là, la douceur du soleil levant, l’énergie de la lumière ont raison des appréhensions. Dans la ville, des plaques aux résonnances familières : rue de Bussy, rue de Suffren, rue Dumas – mais ici, les buffles bloquent la circulation. Sur le front de mer, joueurs de pétanque et familles joyeuses flânent et dégustent barbes à papa ou puri masala, tandis que les haut-parleurs des temples, églises et mosquées crachent prêches et musique… Nous sommes tombés amoureux – et nous sommes restés une année de plus, puis deux, puis huit ! »















