Petite gymnastique linguistique avant de commencer. Oaxaca se prononce Oua-ra-ka. Le "x" ? Mystère. Ce qui compte vraiment, c'est tout le reste… les fantômes zapotèques de Monte Albán, les alebrijes qui semblent s'être échappés d'un dessin animé, les bâtisses coloniales aux façades colorées, le street art et le mezcal. Une étape incontournable lors d'un voyage au Mexique.
Le plus difficile à Oaxaca ? Résister à l'envie de repartir avec une sérigraphie sous le bras, un alebrije dans la valise et quelques bouteilles de mezcal en soute.
Oaxaca et les fantômes de Monte Albán
Nous sommes plusieurs siècles avant notre ère. Tout là-haut, les Zapotèques bâtissent Monte Albán, l'une des plus puissantes cités de Mésoamérique. Les générations passent, les guerres aussi. Puis vinrent les conquistadors. Dans leur sillage, les Espagnols façonnèrent Oaxaca de leurs pierres, de leurs couvents et de leurs places harmonieuses. L'église Santo Domingo, son cloître élégant et ses dorures en témoignent encore aujourd'hui, au cœur d'une ville aux façades colorées. Mais l'empreinte zapotèque ne s'est jamais tout à fait effacée. Au Musée régional d'Oaxaca, les trésors découverts dans la tombe d'un seigneur de Monte Albán rappellent l'éclat de cette civilisation. Dans les villages de la région, certains parlent encore les langues de leurs ancêtres. Quant à Benito Juárez, enfant zapotèque d'Oaxaca devenu président du Mexique au XIXe siècle, il aurait sans doute eu bien des choses à raconter aux bâtisseurs de Monte Albán…
Oaxaca au présent
La standardisation ? Visiblement pas un mot du vocabulaire d'Oaxaca… À Jalatlaco et Xochimilco, les murs servent de toile aux artistes de rue. Entre les banderoles colorées, les galeries confidentielles et les petites échoppes, certains voyageurs croient même reconnaître les décors du film Coco. Les amateurs de culture pousseront volontiers les portes du Musée de la philatélie, du Centre culturel San Pablo ou encore du Musée du textile, autant de lieux qui racontent une ville tournée vers la création. Et puis il y a le mezcal. Dans les palenques, les cœurs d'agave cuisent des heures durant avant d'être fermentés et distillés selon un savoir-faire transmis de génération en génération. Une dégustation parfois même directement depuis le tonneau.


