Pur sucre : qui qualifie une chose authentique et typique. Pile. On irait même plus loin en disant que cette ville perchée à 2 800 mètres d'altitude compte parmi les plus belles de Bolivie. Peut-être est-ce pour cela qu'elle figure au patrimoine mondial de l'Unesco ? Son histoire y est aussi pour beaucoup. Fondée en 1538 par les Espagnols, l'ancienne Charcas abrite notamment la Casa de la Libertad, où se raconte l'indépendance de la Bolivie. Une étape aussi enrichissante qu'agréable lors d'un circuit accompagné ou d'un voyage sur mesure dans le pays.
Parmi ses chefs-d'œuvre baroques et Renaissance se détachent la cathédrale, le couvent de la Recoleta et celui de San Felipe Neri, célèbre pour son magnifique belvédère sur la ville.
Là où la Bolivie a pris son indépendance
6 août 1825. Dans un élégant bâtiment qui borde encore aujourd'hui la Plaza 25 de Mayo, la Bolivie signe son acte de naissance. Mais l'histoire de Sucre ne commence pourtant pas ce jour-là. Fondée par les Espagnols au XVIe siècle sous le nom de La Plata, la cité s'impose rapidement comme l'une des plus influentes des Andes grâce aux immenses richesses tirées des mines de Potosí. Magistrats, universitaires, religieux et marchands y affluent, faisant de l'ancienne Charcas l'un des principaux centres politiques, intellectuels et économiques du Haut-Pérou. Rebaptisée Sucre en hommage au maréchal Antonio José de Sucre, compagnon d'armes de Simón Bolívar, elle demeure aujourd'hui la capitale constitutionnelle du pays.
Sucre blanc
Avec ses façades blanchies à la chaux, ses patios fleuris et ses élégantes demeures coloniales, Sucre mérite pleinement son surnom de « ville blanche ». Autour de la Plaza 25 de Mayo, cathédrale, couvents et palais rappellent la prospérité dont bénéficia jadis la cité. Depuis les toits du couvent San Felipe Neri ou le belvédère de la Recoleta, la vue s'ouvre sur un dédale de clochers, de dômes et de tuiles rouges. Au Mercado Central, les étals croulent sous les fruits exotiques, les épices et les jus fraîchement pressés. Après un shot de vitamines, direction le musée des textiles ASUR. Aguayos colorés, techniques de tissage ancestrales et motifs traditionnels… le savoir-faire des communautés andines y est à l'honneur.







