Informations pratiques Papouasie-Nouvelle-Guinée

Argent, monnaie

La monnaie nationale est la kina, divisé en 100 tosas. Les cartes de crédit (Visa ou American Express) sont assez peu acceptées dans les hôtels et les restaurants ou alors font l'objet d'une taxe supplémentaire. Les billets d'avion doivent être payés en espèces. On ne peut pas retirer de devises dans les banques, ni dans les distributeurs automatiques avec une carte de crédit étrangère, le réseau n'étant pas relié au circuit international. Se munir d'espèces et de chèques de voyage, uniquement en dollars US ou australiens. Si l'on part dans des zones reculées, prévoir une grande quantité de kinas en petites coupures, les gens ayant rarement la monnaie.

Formalité

Le visa est obligatoire et s'obtient à l'arrivée à Port Moresby. Un visa de 60 jours, devenu gratuit avec un passeport valide pour au moins 6 mois vous sera délivré.

Heure

Le fuseau horaire de la Papouasie Nouvelle-Guinée correspond à GMT +10, soit un décalage horaire de 9h en hiver et 8h en été.

Langue

L'anglais et le néo-mélanésien (ou pidgin, un dérivé d'anglais) sont les deux langues officielles. La Papouasie concentre le plus grand nombre de langues parlées dans le monde avec plus de 750 dialectes.

Pourboire

Les taxes sont incluses dans les prix et on laisse rarement un pourboire. Le marchandage est peu pratiqué et les touristes qui tentent de s'y livrer passent souvent pour des gens grossiers. Si on bénéficie de l'hospitalité d'un village, il convient de laisser un peu d'argent en guise de remerciement.

Santé

Aucun vaccin n'est exigé mais il est vivement conseillé d'être à jour pour les vaccins suivants : tétanos, poliomyélite, dyphtérie, fièvre typhoïde, hépatites A et B. Des risques de choléra existent, aussi il convient de respecter une hygiène alimentaire et corporelle très stricte. En matière de paludisme, le pays est classé en zone 3 : risques trés élevés au-dessous de 1 800 m et zones de forte résistance à la chloroquine. Prévoir un traitement préventif au Lariam. Il est indispensable de se munir d'une trousse à pharmacie très complète en cas de voyage à l'intérieur des terres. Ne pas boire l'eau du robinet, ni se laver les dents avec, ne pas consommer d'aliments crus ou de fruits non pelés, se protéger des moustiques présents toute l'année et particulièrement voraces la nuit (lotion protectrice, insecticide, moustiquaire). En cas d'accident ou de problème de santé, il vaut mieux se faire rapatrier immédiatement sur Cairns, en Australie, l'état des hôpitaux sur place étant très mauvais.

Traditions et coutumes

Hors des principales villes, la majorité de la population vit dans des petits villages isolés où l'on pratique une agriculture de subsistance, la cueillette et la chasse. La société papoue traditionnelle ignore l'usage du métal, les objets étant faits en bois, en os, en pierre et en terre cuite. L'agriculture extensive et l'élevage, hormis quelques cochons, restent impraticables sur ces terrains peu fertiles, très pentus et accidentés. Les tribus pratiquent encore largement le troc (pendant longtemps, les coquillages servaient de monnaie d'échange) et certaines sont restées nomades même si la sédentarisation gagne du terrain. Les structures sociales reposent sur de petites unités familiales et claniques où la vie communautaire impose le partage des biens et la solidarité entre les wantoks, c'est-à-dire entre membres du même clan ou du même village. L'autorité revient aux anciens du village ou à un "grand homme" qui aura su s'attirer les honneurs par sa bravoure et sa générosité. Un individu acquiert d'autant plus de pouvoir qu'il aura distribué de richesses, se forgeant ainsi un solide réseau d'alliés et d'obligés. Dans les hautes terres, la guerre et le cannibalisme entre tribus hostiles furent longtemps à l'honneur, déclenchant en retour d'autres raids de représailles à n'en plus finir. Si des guerres tribales éclatent parfois de façon sporadique, elles revêtent un aspect très ritualisé et se soldent par un nombre très limité de morts. Avec un peu de chance, le visiteur pourra peut être assisté à une fête traditionnelle, le "sing-sing", à l'occasion duquel les villageois arborent d'éclatantes parures et peintures corporelles.