Un mécénat pour le Kenya
Les Maisons du Voyage sont mécènes du Fonds de Dotation SETOSPHERE permettant de financer des programmes de reforestation. L’objectif est d’annuler 100 % des émissions de CO2 des déplacements aériens professionnels de nos équipes et 50% des émissions de CO2 du transport aérien et terrestre de nos clients par leur captage dans l’atmosphère.
Mécènes du Fonds de Dotation SETOSPHERE, Les Maisons du Voyage contribuent au financement de projets de réduction de gaz à effet de serre comme Jiko Sawa au Kenya.
Le captage de CO2, une recommandation du GIEC
Le captage de CO2 fait partie des recommandations du GIEC - notamment, dans leur dernier rapport du 4 avril 2022 : « […] les experts du climat de l'ONU qui font partie du GIEC ont publié un nouveau rapport consacré aux solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ces préconisations ont pour objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius comme cela avait été convenu avec l'Accord de Paris en 2015… Face à ce constat, le GIEC considère, également, nécessaire de mettre en place des techniques d'élimination du dioxyde de carbone (plantations d'arbres, extraction du CO2 de l'atmosphère, etc.) ».
Jiko Sawa, le projet de foyers de cuisson améliorés
« Le Fonds de Dotation SETOSPHERE, dédié à agir pour des voyages durables et né de l’initiative de certains membres donateurs du Syndicat des Entreprises Tour Operating (SETO), mène des actions de contribution à la trajectoire de neutralité carbone planétaire. Dans ce contexte, ses membres ont choisi de financer la réduction de gaz à effet de serre via le projet de foyers de cuisson améliorés nommé Jiko Sawa, développé par EcoAct au Kenya et certifié par Gold Standard.
Le projet est situé dans le comté d’Embu, au pied du mont Kenya, deuxième plus haut sommet du pays. Dans cette région, la majorité des communautés rurales utilise des fourneaux traditionnels à trois pierres. Avec ces fourneaux, une grande quantité de bois est utilisée pour la cuisine quotidienne, entraînant déforestation et pollution de l’air intérieur qui affecte directement la santé des femmes et des enfants. Ce projet mis en œuvre pour une durée jusqu’à 15 ans permet de distribuer un total de 25 000 foyers de cuisson améliorés, permettant une réduction d’environ 60% de la consommation de bois nécessaire aux bénéficiaires pour cuisiner au quotidien. »


Le projet Jiko Sawa en 3 questions
1- Comment ce projet contribue-t-il à réduire les émissions de carbone et à protéger l’environnement ?
Le foyer de cuisson traditionnel utilise une grande quantité de bois et génère une pollution de l’air intérieur par le dégagement de fumées nocives. Il est à l’origine de nombreuses maladies liées à la pollution telles que pneumonies, maladies cardiaques, pulmonaires ou encore accidents vasculaires cérébraux. En plus d’avoir un impact négatif sur la santé, ces fourneaux traditionnels ont un impact négatif sur l’environnement : ils ont besoin d’une grande quantité de bois, ce qui entraîne une pression sur la ressource et de la déforestation.
2- Quelles sont les différentes activités réalisées sur le terrain ?
En plus de la distribution de 25 000 foyers de cuisson améliorés, des activités sont effectués sur le terrain afin d’analyser et de suivre la performance du projet.
Tous les ans, une enquête d’utilisation permettant de mesurer le niveau d’utilisation par les bénéficiaires volontaires du programme est menée en personne auprès d’un échantillon aléatoire. Tous les deux ans, des tests de performance sont réalisés afin de mesurer le bois économisé par les foyers de cuisson. Chaque année, des formations sont réalisées auprès des équipes locales chargées du suivi du projet, des enquêtes et des tests, ainsi que qu’auprès des bénéficiaires pour la bonne utilisation des foyers de cuisson améliorés et des impacts du changement climatique. Un service de maintenance, via la réparation et le remplacement continu des foyers de cuisson défectueux ou abimés, est déployé en continu.

3- Quels sont les impacts positifs ?
D’un point de vue environnemental, 25 000 ménages utiliseront des foyers de cuisson améliorés pour cuisiner et faire bouillir de l’eau - ce qui leur permettra de consommer moins de bois. En effet, sans ce projet, les bénéficiaires utilisent jusqu’à 11,75 kgs de bois par jour contre 4 ou 6 grâce aux foyers améliorés. Ce projet contribue à la réduction de la déforestation, à la conservation des forêts et aux efforts d’atténuation du changement climatique.
En termes sociaux et économiques, les communautés et les représentants locaux sont engagés et impliqués dans le schéma de prise de décision du projet. Les bénéficiaires du projet sont consultés et volontaires pour participer au programme. 88 % des personnes chargées de la collecte de bois dans la zone du projet sont des femmes. Ainsi, le projet bénéficiera-t-il principalement aux femmes et aux filles en leur permettant de gagner du temps sur la collecte du bois et la cuisine. Passant près de 5 h à cuisiner et près de 2 h à collecter du bois chaque jour, ces femmes pourront gagner du temps et le consacrer à des activités d’éducation et/ou génératrices de revenus (un jour en moyenne par semaine estimé). Les bénéficiaires bénéficient, également, d’une meilleure qualité de l’air intérieur grâce à une diminution des gaz nocifs - ce qui réduit le risque de maladies respiratoires contribuant à des conditions de vie plus saines. Les activités de production des foyers de cuisson, de distribution et de maintenance du projet sont gérées par des équipes locales. La création d’emplois à temps plein et à temps partiel soutient le développement économique local.
En soutenant un tel projet, SETOSPHERE et ses membres unis démontrent leur engagement concret envers un avenir plus durable, en accord avec les objectifs de l'Accord de Paris. Nous sommes convaincus que c'est en unissant nos forces que nous pourrons relever les défis climatiques et construire un monde meilleur pour tous.















